Le 27 octobre.

Fuyez, pauvres fous.

Il y a des gens qui me 'taguent', il y a même des gens qui me flaschent. Je vous jure, il y a des fous quand même. Que le jugement soit positif ou négatif, j'ai horreur de me faire estimer sur quelques mots banals et inadéquats. C'est ridicule. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais l'on peut faire dire absolument n'importe quoi à des mots. Si, en plus, lils ne sont pas dans une conversation, ou soutenus par la voix, bin c'est pire. Vous devriez quand même vous méfier. Des gens d'un autre cynisme que moi pourraient amèrement vous faire regretter votre naïveté. Surtout que, soyez prudents, dans notre vaste monde de la communication, vous rouler est trois fois, au cube, plus facile.
D'où ma prétention à une éducation plus poussé à l'image à l'école. Mais va tenter d'inculquer une once d'esprit critique à tous ces boeufs.

Il faut se poser des questions sur les questions que l'on se pose.



Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind ;
Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm.


Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ?-
Siehst Vater, du den Erlkönig nicht ?
Den Erlenkönig mit Kron und Schweif ?-
Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. -
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# Posté le dimanche 02 décembre 2007 05:38

Le 20 octobre.

Je ne suis qu'un énoncé. Mais je le vis bien.

La vieille va crever mais elle a souri...
La vieille veut se lever mais elle a pourri...
La vieille va baver mais c'est quoi ces cochonneries ?

Pfff...le haiku, je maîtrise. Pas de quoi faire un tel foin avec les votres. 'Suffit pas que ça rime et qu'il y ait trois vers, bande de boulets. Même des vers blancs. (Ou des vers intestinaux, mais c'est un autre problème. Je vous interdit de prononcer ces mots devant ma vieille, elle a déjà assez de problèmes comme ça avec les siens.) (Je préfère rester au ras du sol, c'est plus facile pour s'enterrer.)


Et voilà comment se débarasser des potentiels lecteurs, qui, à ces mots, joueront leurs vierges effarouchées, comme si, comme si, comme si ils n'avaient pas eux-même des pensée plus abjectes.
-Han, mais t'es trop dégueu, ça se fait tropa, machinchôz.
Hi. Sachez que je pourrai vous dévertébrer, juste parce que ça rime avec votre statut de décérébré, ignobles lecteurs à l'esprit aussi limité que le regard, qui pense que tout ce que j'écris doit se gober au premier degré, comme ça, tout rond, pour tenter de nourrir le vers solitaire qui leur sert de culture et d'empathie. Laissez-moi rire.


Sur ce, je me contenterai de conclure par la citation suivante :
"T'es mort... et c'est chouette... AH ! T'ES MORT ET C'EST CHOUETTEEEE !!!! AAAAAAAAHAHAHAHA H !"

© Le Joker, Batman.
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# Posté le dimanche 02 décembre 2007 05:38

Le 14 octobre.

Tu finis pas ta quiche ?

Ouais, mais enfin fuck, quoi.
*et je dirais même plus, fack*
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# Posté le dimanche 02 décembre 2007 05:36

Le 13 octobre.

Et le retour, c'est gratuit, c'est ça ? Hein ? HEIN ?

Bordel.

En tant que sale dessineuse, je préfèrerai par dessus tout, actuellement, pouvoir prendre mon crayon et tracer le noir-gris qui occupe mon cerveau actuellement sans culpabiliser. Hélas, c'n'est pas possible. Comme on dit, j'ai choisi ma pénitence. J'ai signé pour en chier. Machin tout ça.

Sacrilège. Je vais troncater un sonnet baudelairien. Y'a plus de jeunesse, ma bonne dame.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Non parce qu'en fait, c'est le mot crâne qui m'y a fait penser. Déformation professionelle, 'faut croire. Si c'est pas prétentieux. Mais bon, à partir du moment où ma prétention n'est pas le pire chez moi, je suis sauvée. Victoire. Trop youpi.
Au fait, je vous ai pas dit ? Chû trop amoureuse de mon prof d'allemand, il roxxxxe trop c'monsieur. L'autre fois, il en avait marre de la version, il nous a fait de la linguistique, et il nous en a profité pour nous apprendre quelques mots en islandais. Délire, non ? Vous me direz, apprécier quelqu'un juste parce qu'il parle islandais, c'est un peu léger. Certes. Mais il y a pas que ça, non plus. C'est un être d'un cynisme formidable. Guillaume II, en quelque sorte. Et puis bon, aussi, depuis quand suis-je un être raisonnable, hein ? ...Réflexion faite, depuis toujours. Merde. Mais en fait, non. Car être trop raisonnable, c'est ne plus l'être du tout, je crois. Parce que, je vous ai pas dit aussi, mais il paraît -je dis bien 'il paraît'- que tout est question de proportion. Je suis irrécupérable, et... (là, je vous aurait bien emmerdé, comme d'habitude, histoire que ça vous fasse une belle jambe) (seulement voilà : je vous emmerde qu'à partir du moment où j'assume mon comportement) (et là, en l'occurence, je vous emmerde pas.) (Réjouissez-vous).

Dis est ce que tu m'aimes encore ? dis est ce que tu mords ? si oui, est ce que tu embrasses aussi ? bah sinon ben pourquoi tu mords ? Dis est ce que tu m'aimes encore ? Dis est ce que tu dors ? Si oui, est ce que tu reves aussi ? bah sinon ben pourquoi tu dors ? Nous ca vallait de l'or, dis est ce que c'est oui ? nous ca vallait la vie, oui ..non...encore ! Dis est ce que tu m'aimes encore ? Dis est ce que tu dors ? Si oui, est ce que tu reves aussi ? bah sinon ben pourquoi tu dors ? Nous ca vallait de l'or, dis est ce que c'est oui ? nous ca vallait la vie, oui ..non...encore !

Nan mais en fait dans cette chanson, le plus mieux encore c'est le violon. Avez-vous essayé le violon d'Ernestine, sinon ? Et bin vous devriez. C'bien pour prendre le train. Et le train, c'bien quand le Soleil se lève sur le val de la Loire, oh oui, comme c'est beau. Avec la brume, avec les champs de mouettes, avec toussa quoi. Genre de truc, bonheur quoi. Genre de truc où tu te demandes ce que l'on peut bien espérer de plus dans sa vie. Genre de truc où tu désespère que les autres gens, de nos jours, soient trop occupés pour contempler... Mais bon.
Peut-être, quand je serai grande, je bosserai de nuit, ou d'aube, en plein air, et sans personne dans mes pattes, parce que franchement, ce matin je me suis dit que. Voilà quoi. (Non, j'ai pas prévu de terminer ma phrase.)

Mpff. Parfois je me désespère, quand même. Parfois je me fais punir parce que je téléphone. Parfois je suis contente. Mais là... j'ai pas envie de bosseeeer !!



Pis hop, après on va quand même bosser finalement, pour passer le temps, et aussi parce que, une fois passé l'énervement, c'est intéressant. Et puis on écoute du vieux ponk, enfin, pas si vieux que ça (Sales Majestés), et on gueule très fort que "y'a pas d'amour, y'a que de la haine et des vautours", parce que ça fait du bien de gueuler ça, surtout quand au fond de soi, on y croit et qu'on le vit mal, mais OSEF (oui je sais). Après on mange les petits filous à la banane des autres, mais on s'en fout parce qu'on le fait dans sa chambre, et que comme on dit, pas vu, pas pris.
Je suis une espèce de tétramètre anapestique, de ces fous qui sont capable de rire sur un recueil de du Bellay. Ca vous épate, hein ? Non ? Pfff, tous des cons d'abord.
Bref. Pas que ça à foutre non plus. Abd al-Râhman, me voilà !




.
Bon et puis, accessoirement, il y a des jours où être une grande fille (raisonnable), ça me pèse. Je peux pas être légère. J'yy arrive pas, et puis de toute façon j'ai pas le choix. Je suis grande. GRANDE. Mais j'ai rien demandé, moi. Surtout pas de grandir à douze ans (suivez mon regard). Surtout pas de supporter tout ça une fois revenue à la maison le week-end. Surtout pas de culpabiliser quand je ne suis pas là. surtout pas d'entendre éternellement dans la même maison la même lamentation. Ca me fait chier, vous comprenez ? Etonnez-vous, après, que je ne puisse jamais avoir confiance en rien (et surtout pas en moi). Ca me fatigue.
Fatigue. Au sens le plus fort, le plus physique et presque le plus psychique auquel vous pourriez penser. Vivement que je trace ma route, tiens. Que je sois une vraie grande. Pff, mais de toute manière, ça ne changera pas grand chose, étant donné que toujours (...)
Rien.
Bordel, j'ai besoin de causer, moi, ce soir. Mais pas de ça. D'autre chose, n'importe quoi. Même de la prolifération des algues rouges dans l'aquarium de ta grand-mère, tiens, pourquoi pas. Aucune importance.


Le manque me manque, je suis comblé. (LACAN)
(Il est où le piège ?)
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# Posté le dimanche 02 décembre 2007 05:34

Le 6 octobre.

"Mais voyons, Bohr, Dieu ne joue pas aux dés !"

Et dire qu'ils ont déjà tous une vie réglée... et que moi je ne sais ni où, ni comment, ni même avec qui (à quelques exceptions près. Evidemment.) je vais poursuivre, voire finir ma vie. Tout cela me ferait presque pâlir d'effroi.
Pour ne pas citer Sartre (mais je sais que vous aimez tellement ça. Les citations. Tellement hors contexte qu'elle n'ont plus que le sens que l'on veut bien leur prêter. Bref.), je suis condamnée à être libre. Enfin, damnée, c'est même pas sûr.

"Et qu'en savez-vous, Einstein ?"
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# Posté le dimanche 02 décembre 2007 05:31